Raconte moi une histoire, Clara...

04 juillet 2007

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Clara Croche

Posté par Clara croche à 19:47 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]


07 juin 2007

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Posté par Clara croche à 18:37 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

22 novembre 2006

Le bon vieux temps

Nous étions assises là dans un café, devant un chocolat chaud. Nous regardions toutes deux par la vitre. Il faisait déjà sombre et la pluie tombait à grosses gouttes. C'était un temps de nostalgie à se souvenir du passé, à sourire et à s'émouvoir.

- Il est loin ce temps là, me dit-elle. Le temps où nous rêvions d'absolu... Le temps où une larme était le torrent entier de notre vie... Je me souviens comme nous étions prêtes à tout donner pour l'espoir d'un amour éternel... Et voilà que nous avons grandi, les choses ont tellement changé. L'effleurement d'une main sur ma cuisse ne fait plus frissonner tout mon corps et toute mon âme. Mais c'est normal, le temps a passé, nous ne sommes plus des adolescentes avides de la vie, avides de tout ce qu'elle peut nous offrir parce que nous savons maintenant qu'elle ne nous offrira pas ce que nous rêvions, que nous devrons nous contenter d'être raisonnables... Mais d'ailleurs qu'est-ce donc qu'être raisonnable? Se contenter d'une profonde complicité intellectuelle en amour? Ne plus souffrir que par la déception à laquelle nous nous attendions déjà... Je ne veux pas dire qu'il y ait échec, je veux seulement dire que je ne vibre plus qu'à l'écoute de belles musiques, à la vue de belles oeuvres d'art, à la lecture de beaux romans,... Je me sens voyager ainsi alors que, vois-tu, les hommes ne me font plus voyager, ils me distraient tout au plus comme la rediffusion plus ou moins désirée d'un bon film à la télé...

Elle me dit tout cela d'un air entendu... Ma seule question avait étée : alors et les amours?... D'un air enjoué et rieur en hommage où nous nous étions si bien connues et aimées... Jamais je n'aurais cru la retrouver et encore moins avec ce regard profondément triste...

- Tu sais, je ne dis pas que je ne suis pas heureuse, au contraire. Je suis extrêmement épanouie. Chaque étape a son bonheur qui lui est propre mais le mien est maintenant morcelé entre corps et esprit, âme et chair et j'ai la sensation que c'est une étape durable. Je m'envole toujours, te souviens-tu comment je pouvais m'emporter si facilement, si entièrement? Et bien oui, toujours, mais mes plus belles envolées c'est la lecture qui me les offre. J'en suis heureuse mais j'ai bien peur que cela ne corresponde pas bien au monde qui nous entoure. Je tombe souvent en amour devant des hommes : Julien Sorel, Nathanaël, Colin et tellement d'autres que je rencontre dans mes livres... Mais les autres, ceux que l'on considère de la vraie vie, m'occupent dans la beauté de l'instant, tellement peu au-delà...

Je suis de plus en plus perplexe devant son visage illuminé par ses rencontres de papier. Il y a à peine une demi-heure, elle était dans mon passé, elle était adolescente il y a dix ans et, en moins de quelques minutes, elle était redevenue une réalité présente avec ses sourires, mimiques, sa vie...

- Mais tu sais, je me sens pourtant plus vivante que jamais!... Je ne vais pas d'embêter plus longtemps avec tout ça... Alors? Et toi? Je te renvoie la question : "Alors, Et les amours?..."

- Moi? Je suis mariée.

Posté par Clara croche à 18:56 - Réflexions romancées... - Commentaires [8] - Rétroliens [0]

09 novembre 2006

oui mais ce n'est pas avec moi

L'irréel dans tes yeux, je le vois... Mais ce n'est pas moi qui le fait vivre.

L'absolu je le ressens au plus profond de toi... Mais ce n'est pas à mon égard qu'il s'exprime.

Que faire dans cette place que je ne parviens pas à prendre, que tu ne me permet de me donner?... Je ne sais plus, je suis perdue dans un flot incessant de turpitudes, de réflexions irréfléchies, de tristesses dématérialisée...

Que me donnes tu et qu'ai-je à prendre?

Rien.

Et c'est bien là tout le problème...

Posté par Clara croche à 19:02 - Réflexions romancées... - Commentaires [4] - Rétroliens [0]

03 novembre 2006

A vous de juger

Quand il s'en va, qui qu'il soit, c'est comme un moment de lucidité, une lumière en pleine nuit.

Comme si l'absence, au lieu de provoquer le manque de l'amour, retire le filtre.

Il n'est pas celui-là : celui à qui on a toujours envie de dire, celui avec qui l'amour est en partage.

Non : une présence, une jouissance, un autre pas en soi.

Alors qu'eux sont en moi, comme jamais personne ne pourra me pénétrer. Ils me remplissent.

Les autres tentent de remplir un vase fissuré : fuite sur fuite et bien loin de me contenir!

Quelle illusion que le sexe ou la séduction?

Ne pas se compromettre, qu'est-ce? Se laisser remplir videment en toute conscience? Ou refuser ces débordements parallèles?

Merci à mes anges d'être eux. Mais l'humanité est tellement vide? Je crois en un ange humain mais serait-ce une douce utopie?

A moi de savoir, à vous de juger...

Posté par Clara croche à 14:35 - Réflexions romancées... - Commentaires [4] - Rétroliens [0]




08 octobre 2006

nouvelle n°4

La lumière était faible dans cet espace exigu. Au coin, dans l’obscurité presque totale, un être recroquevillé sur lui-même : certainement une femme ou un enfant. De profonds sanglots languissent perdus dans le ronron bruyant de la rue. La fenêtre grande ouverte laisse aussi passer le vent, le froid qui saisit comme un coup de fusil dans le cœur. A terre, des lambeaux de ça, partout. Et cette chose vivante, chair abandonnique qui retient jusqu’à ses propres colères. Cette pièce est un abcès, un amas de pus à éclater. La chose se lève, claudicante. Les cheveux hirsutes cachant la seule perception d’humanité possible : ses yeux. Une bouche tiraillée, relevée sur la gauche dans une crispation maladive s’entrouvre et laisse apparaître un vomissement auditif éprouvant, douloureux, mortifère.

Qui peut survivre à ça ? A ce râle d’horreur sorti de ce petit corps pas plus haut qu’un mètre cinquante cinq. Impossible de reconnaître un corps humain dans cette chair informe, écorchée profondément, un amas d’hématomes, de sang, un corps à vif. Son pas lourd traîne sans violence, sans résignation, avec la volonté d’en sortir. De sortir de quoi ? De cette pièce ou de son propre corps ?

Son manteau le couvre d’horreur, de dégoût, d’insoutenable douleur. Il est impossible de continuer à le regarder, tout comme il est impossible de détourner son regard de lui. De lui ? Non de ça.

Le pas se fait difficile, du ralenti à la paralysie et dans une chute lente : du pied qui vacille à la chair sanguinolente qui s’étale, s’affale à terre jusqu’à ne plus voir qu’un tas rouge, transpirant le sang, flasque comme de la gélatine. Plus de vie, pas un signe de respiration.

Et vous comment s’écroule votre part d’obscurité ?

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21 septembre 2006

Que me reste-t'il d'espoir?

J'aurais voulu te dire que c'était fini. J'aurais voulu te dire que je regrettais n'avoir pas su t'aimer. J'aurais voulu te dire que je serais là pour toi quoi qu'il en soit.

Mais je ne l'ai pas dit.

Les années ont passé. Les rêves se sont brisés. Mes espoirs se sont envolés. Je suis morte plus que froide dans une tombe, plus que pendue au bout d'une corde.

Je pourrais t'en vouloir mais ce ne serait pas juste.

J'ai juste voulu faire comme tout le monde. Aimer une personne dans ma vie et partager la vie... jusqu'à ce que la mort nous sépare, avoir des enfants, faire ce que tout le monde veut faire parce que c'est comme ça. Respecter les normes imposées par chacun d'entre nous à notre manière : vivre pour construire une famille.

Pourtant je suis morte. "jusqu'à ce que la mort nous sépare..." Ai-je été vivante? Ai-je donné la chance à la vie de me prouver qu'elle existe? L'alliance à mon doigts a été la corde du pendu.

Mais c'est trop tard. Comment en serait-il autrement?

Ne me quitte pas! Je ne t'aime pas. Ne me rejette pas! Qui es-tu? Ne m'absoue pas! Je suis perdue à jamais...

Posté par Clara croche à 23:10 - Réflexions romancées... - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

03 août 2006

Bienvenue à l'exposition contemporaine...

"Il n'y a rien que des oubliettes" dit-il en entrant.

Peut-être. Que pouvait donc être cet espace in-conquis jusqu'alors? Des pierres, apparentes, sinon qu'en dire...

Le vide, l'incompréhension, des matériaux comme bruts, comme indésirés, indésirables? Nous sommes entrés comme dans une grotte pour observer des vestiges que l'homme aurait cru réservé à son intimité. Que dire de cette mise en avant?

Une sensation d'intrusion, pourtant l'espace est ouvert : "ENTRÉE LIBRE". Mais quelle liberté à cette entrée? Que doit-on? Nous nous sentons comme violemment pris à témoin d'une scène à laquelle nous ne souhaitions pas assister.

Et, que faire : sortir très vite. Et nerveusement, comme déculpabilisés, un rire certes nerveux mais non moins coupables...

Posté par Clara croche à 23:55 - Réflexions romancées... - Commentaires [2] - Rétroliens [0]

14 juillet 2006

Petit coup de coeur!

Un coup de coeur pour deux jeunes artistes à découvrir. Cette exposition prometteuse a lieu à Fouras près du célèbre fort boyard. Alors n'hésitez pas à y aller : vous pouvez même dire que c'est de ma part!

expoUn blog est disponible pour que chacun puisse découvrir : http://unsetlautre.canalblog.com/ (il est régukièrement actualisé)

Posté par Clara croche à 00:31 - Coup de coeur - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

13 juillet 2006

Rê-ve-alité(e)

Une étincelle, un devenir en rêve. Un bouscule-ment dans ma trêve. Une ombre, simplement une ombre : quelque chose en moi. Comme un goût de pourriture dans mon corps, une gueule de bois dans ma bouche : un assentiment presque parfait dans le dégoût. Quelque chose d'indéfinissable qui coule dans mes veines jusqu'au bout de mes doigts. Désordre, culpabilité et haine se mèlent. Mais chut! Ce n'était qu'un rêve...

Rions, pleurons, chantons, vivons comme si la nuit n'était que repos

Atroce. L'action se précise insidieusement. Une coulée de volcan dans un amas de glace. Qu'est-ce? Où suis-je? Je ne sais pas, je ne sais plus. Dans une perte de vie, une perte de mort, une perte de ce que je pensais moi. N'y pensons plus. Un simple cauchemar.

Jouons, pleurons, jouissons. La journée s'écoule à pas de brebis.

Un corps sur moi comme une lame tranchante sur une plaie à vif. Que faire? Rien, ce n'est qu'un rêve, ça va passer.

Une lumière au soleil comme une ombre dans la nuit, je suis. Quoi? Que diable !

Le mouvement sur mon corps comme un simple objet. Tremblant mais sûr de lui. A la cadence infernale de l'oubli, je me souviens...

Comment en finir?

Posté par Clara croche à 23:25 - Réflexions romancées... - Commentaires [3] - Rétroliens [0]